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Bientraitance animale : un autre modèle est possible !

Une centaine de paysans reprend en main toute la filière viande. Bientraitance et qualité au cœur d'un outil avec vente par correspondance

Masbaraud-Mérignat, France
Terminé
Obligation
141 400 € collectés

Objectif de 150 000 €
94%
Collecte terminée

Durée
Taux d'intérêt fixe *
Valeur unitaire
100 €
Remboursement
amortissable

avec différé de 12 mois

Rang financement
junior
Versement intérêts
mensuel

* taux d'intérêt brut avant impôts, tous frais inclus


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Avantages

  • Projet de transition (bientraitance animale, réduction carbone, consommation durable et aménagement des territoires) avec un modèle économique diversifié et la force du collectif (108 éleveurs)
  • Importante adhésion des partenaires bancaires et des collectivités

Risques

  • Généraux : perte partielle ou totale du capital et illiquidité
  • Opérationnels : gouvernance, marché, industriel, commercial

Frais

  • Pour les investisseurs : aucun frais
  • Pour l'emprunteur : 4% HT du montant collecté + 1% HT des remboursements
Le mot du porteur


Nous sommes un collectif d'une centaine d'éleveurs Limousins et nous avons créé un outil d’abattage, de découpe, de transformation et de conditionnement de nos productions. Nous souhaitons par l'intermédiaire de ce projet nous réapproprier notre outil de travail et ainsi valoriser la production et la commercialisation de nos viandes en circuit court via notre marque collective « Les viandes paysannes », le tout dans le respect de la bientraitance animale sur l’ensemble de la chaîne de production.
 


Nous avons réalisé en amont du projet, six années de recherche et développement dans le but de créer un outil de transformation où les sons, les odeurs, les couleurs, l’architecture du bâtiment (aucun angle) ont été étudiés pour éviter les stimuli négatifs durant la phase de réception et d’abattage des animaux.

Notre innovation : la politique de la lenteur tant dans la transformation que dans la maturation (en moyenne seulement 10 vaches seront abattues par semaine).

Notre projet s’inscrit par ces 2 points (développement des circuits courts et bientraitance animale) dans une démarche affirmée de transition agricole.

Nous avons ainsi créé en 2014 notre société SAS Pôle Viandes Locales. Elle est située dans la Creuse à l’Est de Limoges et regroupe 64 exploitations (108 éleveurs) actionnaires à l'heure actuelle. Notre fonctionnement est très proche de celui d'une coopérative : 1 homme, 1 voix. L'enjeu sociétal et social est au coeur de ce projet, la coopération et la mutualisation sont, pour nous, des mots porteurs de sens.

L’abattoir pourra recevoir des bovins, ovins et porcins. A vitesse de croisière, 6 bouchers et 2 cadres (gestion et relations avec les restaurateurs) seront présents pour le développement de nos activités.

Le projet intègre aussi une forte dimension pédagogique : la formation et la sensibilisation sont au coeur de notre business modèle. Le but étant de dupliquer notre savoir-faire et de pousser au développement des circuits courts dans l’agriculture.

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Présentation du projet

La société Pôle Viandes Locales souhaite, par l'intermédiaire de MiiMOSA, réalise une levée de fonds par l’émission d’obligations simples (ne donnant pas accès au capital de sa structure). Les fonds levés, 150 000 euros, seront utilisés pour le financement des équipements inhérents à la bientraitance animale et pour l’aménagement de la salle de réception et de formation. 

Plus précisément, les investissements se décomposent ainsi : 
> matériels de bouverie (insonorisation bouverie, diffuseurs d’odeurs et vidéo apprentissage) ;
> reconnaissance faciale du box sensitif (phase d’abattage) ;
> matériels pour le centre de formation (scénographie pédagogique sur les viandes paysannes, la promotion du patrimoine paysan ainsi que sa diffusion).
 

Le fonctionnement de la société
 

Les éleveurs actionnaires possèdent des crédits en heures de travail (1 action = 10,5 hrs), ils peuvent choisir les prestations dont ils ont besoin parmi celles proposées : l'abattage, la découpe, la transformation ou les trois en fonction du crédit temps qu’ils possèdent et de leurs besoins. La détention d’action entraîne le prélèvement automatique des cotisations (1005 € / an pour 10,5 hrs de travail). Que ce temps soit utilisé ou non et quelle que soit sa destination, le compte du membre est débité de son crédit-temps.

En cas de non-paiement au bout de trois trimestres, le temps dédié peut être loué à un tiers à l’initiative de la société. Le détenteur de l’action ne pourra vendre ou ré-utiliser son temps qu’après avoir payé sa dette à la SAS. Ces dispositions, contraignantes pour l’actionnaire, sont la garantie du fonctionnement et des revenus du collectif.
 


 

La gouvernance de la société
 

La gouvernance de la société se compose comme suit :

> Un PDG élu pour 3 ans (et 3 mandats maximum) par les actionnaires en assemblé générale ;
> Un conseil d'administration composé de 3 actionnaires élus ;
> Un observatoire de la gouvernance composé de 3 personnes tirées au sort parmi les actionnaires + 1 entité publique (permanente) qui est le lycée agricole actionnaire de la société. Cet observatoire est chargé de surveiller le conseil d'administration et peut convoquer une assemblée générale extraordinaire pour le révoquer si besoin ;
> Une personne "porteuse des initiatives" tirée au sort parmi les actionnaires ;
> Une commission thématique réunie mensuellement pour travailler les propositions mise en avant en assemblée générale. Elle est ouverte à tous les actionnaires ;
> Un conseil scientifique qui travaille sur l’ingénierie du projet et sur la bien traitance animale. Il se compose d'actionnaires élus, de techniciens et de différents cabinets spécialisés ;
> Une assemblée générale qui se réunie en moyenne 4 fois / an selon la modalité suivante : 1 actionnaire = 1 voix.
 

Le modèle économique de la société 
 

« Durant toute la période de développement de notre projet nous avons garder à l’esprit le but de cet outil : apporter un service de qualité et bon marché aux éleveurs actionnaires et de leur rendre leur autonomie dans la transformation et la vente de leurs produits. »

Les quatres sources de revenus de l'entreprise sont les suivantes :

Les cotisation des actionnaires : 1 005€ par action et par an (dégressif en fonction des performances de l'entreprise). 1 action correspond à 10,5h de travail, 1 vache nécessite environ 2 actions pour l’abattage, la découpe et la transformation. Ou encore 1 action = 1 journée de travail pour 3 bouchers ;
 

Les prestations de services ponctuelles pour tiers (abattage, découpe, conditionnement pour des éleveurs non actionnaires - 1 005€ pour 10,5 hrs de travail). L’objectif de ces prestations de service est de se faire connaître, rendre service pour des abattages ponctuels (il n'y a plus aucun abattoir à proximité) et trouver des éleveurs intéressés pour devenir actionnaires. Ceci permet d’avoir une certaine liquidité sur le marché des actions de la société : les éleveurs qui souhaitent sortir du concept ou partir à la retraite peuvent le faire en vendant leurs actions aux éleveurs intéressés pour en acquérir ;
 

La vente de produits transformés aux particuliers sous la marque collective « Les viandes paysannes »  :

> par la vente des produits transformés durant des ventes ponctuelles avec une boutique sur site, via le site internet et par l’intermédiaire des éleveurs actionnaires (ceci représente l’équivalent de la production de 6 / 7 éleveurs, soit 2 bovins et une dizaine de porcs par mois). Ces produits proviennent de l'achat de vifs au lycée agricole et aux quelques éleveurs qui n’ont pas les débouchés pour vendre leur viande en directe. Les éleveurs actionnaires sont presque tous en vente directe (cheptel moyen d’une cinquantaine de tête) avec une spécialité. Acheter quelques produits de marque collective leur permettra d’élargir leur gamme de produits proposés et ils percevront 5€ de commission par kg vendu.

Pour information, sur les produits de marque collective la société fera en moyenne 10€ de marge / kg, 5€ seront reversés à l’éleveur vendeur. Les prix de vente sont fixés par la société. Pour les ventes en marque collective, la société imposera un cahier des charges de production à ses éleveurs.

> par la vente des pièces du boucher (venant principalement du lycée agricole) à des restaurants haut de gamme (équivalent d’une vache / mois) avec une forte valorisation ;

La vente de produits sous marque PVL et la vente des pièces du boucher permettent de diversifier l’activité et ainsi de faire baisser les coûts de fonctionnement de la société. Le but ? Faire baisser le coût de la cotisation et ainsi rendre l’outil accessible et bon marché pour les éleveurs actionnaires.
 

Les formations, à la vente directe, à la bientraitance animale et aux métiers de la boucherie. L’idée est de partager l’information, de sensibiliser, de former sur les circuits courts (comment mieux vivre de son métier - rattacher l’agriculture à l’alimentation), sur la bientraitance animale, et de répandre ce modèle dans d’autres contrées !
 

Analyse des experts


Facteurs clés d'investissement 

 

Facteurs clés du projet :

> Développement d’une solution globale d’abattage et de transformation pour la filière viande ;
> Projet de transition : bientraitance animale, réduction carbone, qualité/traçabilité et aménagement des territoires ;
> Force du collectif avec un regroupement de 108 éleveurs, parties prenantes au projet (actionnaires, utilisateurs et distributeurs) ;
> Importante adhésion des partenaires bancaires et des collectivités ;
> Modèle économique diversifié : multiple canaux de génération de chiffre d'affaires.
 

Facteurs clés sur l'investissement proposé :

Le financement MiiMOSA de 150 K€ intervient afin de compléter le plan de financement (4,5 M € en globalité) et de financer les parties bientraitance animale et formation.

> Obligation simple amortissable avec un an de différé, le temps de la montée en puissance de l’activité ;
> Amortissement sur 5 ans (dont le différé) sur la base d’échéances mensuelles constantes. La structuration est cohérente aux autres ressources financières ;
> Cotation à 4% qui est représentative d’un niveau de risque maîtrisé et de l'absence de sûretés. Ce taux ne fragilise pas l’entreprise. 

 

Indentification des risques inhérents au projet

 

Risque sanitaire : présent de par la nature de l'activité mais maîtrisé par des bâtiments neufs et réfléchis et par une politique de la lenteur (pas d'abattage industriel) ;

Risque de gouvernance : la SAS est basée sur un fonctionnement coopératif qui peut ralentir ou bloquer la prise de décision ;

Risque d'image : la société a un devoir d’exemplarité au regard de son activité et de son cahier des charges orienté sur la bientraitance animale ;

Risque de marché : la consommation de viande est en déclin bien que compensé par une consommation d'avantage haut de gamme et locale ;

Risque industriel : casse, coûts imprévus ;

Risque commercial : réussir le lancement de la marque collective « Les viandes paysannes » même si la robustesse du modèle économique ne repose pas que sur ce point.

 

Pourquoi est-ce un projet de transition ?

 

Objectifs de la transition :

La démarche de transition repose sur la volonté de (i) mutualiser un outil de transformation innovant axé sur la bientraitance animale (ii) transformer et valoriser la production à l'échelle locale (iii) réduire l’empreinte carbone des exploitations actionnaires (cahier des charges + réduction du transport) ;
 

Moyens déployés :

Clauses éthiques dans la structuration juridique de la SAS Pôle Viandes Locales (Article 20) pour formaliser la démarche de transition ; 

6 années de R&D pour la bientraitance animale :
> Réduction du stress et maximisation de la bientraitance : diffusion de son, éclairage, images et odeurs pour que l'animal soit apaisé au cours d’un parcours circulaire ;
> Système d’étourdissement automatisé, reconnaissance faciale ;
> Caméras de contrôle.

Cahier des charges rigoureux pour garantir des pratiques éthiques + la qualité et la traçabilité des produits commercialisés
> 50% de la production en bio ;
> Formation à la bientraitance ;
> Elevage plein air ;
> Aménagement de la ration pour limiter l’impact carbone ;
> Moins de 50km parcourus par les animaux durant le transport ;
> Maturation longue en box individuel avant le travail de transformation.

 

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Stanislas BEGUIN

Responsable investisseurs

stanislas.beguin@miimosa.com
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